La Meute

Vidéo numérique

Une série chilienne coup de poing qui dénonce les violences faites aux femmes, avec Daniela Vega en inspectrice tenace.

 

Une adolescente a disparu dans les faubourgs chics de Santiago du Chili. Un trio d’enquêtrices prend l’affaire en main et découvre un jeu en ligne qui forme les hommes à agresser les femmes. Co-créée par Lucía Puenzo (XXY), et avec la comédienne trans Daniela Vega (Une femme fantastique), une série coup de poing qui dénonce les violences faites aux femmes et passe au crible du polar une société chilienne minée par le patriarcat.

 

Les créateurs de La meute, au premier rang desquels la scénariste, réalisatrice et romancière argentine Lucía Puenzo (XXY), s’attaquent avec audace à un sujet d’actualité : les violences faites aux femmes et notamment aux plus jeunes, qu’il s’agisse d’abus sexuels, de viols ou de féminicides, et le combat des victimes dans une société chilienne très conservatrice et patriarcale. La série, dont la disparition d’une adolescente, motif classique du polar, constitue le point de départ, réussit le tour de force de déployer à la fois une enquête policière addictive, notamment dans l’univers du dark Web et des hackers, et de jeter une lumière crue sur les crimes sexistes. Elisa Murillo, l’une des trois inspectrices spécialisées dans les crimes de genre, est interprétée avec brio par l’actrice transgenre chilienne Daniela Vega (Une femme fantastique de Sebastián Lelio, produit comme cette série par les frères Juan de Dios et Pablo Larraín et Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2018). Un thriller coup de poing porté par la chanson titre "No estamos solas" ("Nous ne sommes pas seules"), signée de la rappeuse franco-chilienne Ana Tijoux, qui dénonce avec courage les maux de la société chilienne et milite pour les droits des femmes.

Consulter en ligne

Chargement des enrichissements...

Avis

Avis des lecteurs

  • Réaliste, quelques défauts de jeunesse qui ne méritent pas qu'on s'y appesantisse. 5/5

    Des commentateurs ont trouvé des faiblesses, notamment dans le scénario : certes, certes. Mais trouve t-on tant de séries ou films qui ne soient pas politiquement corrects, "mainstream" ? La fraîcheur de la série (y compris avec la surprenante scène finale), est revigorante. Et pour ce qui est du réalisme du traitement du sujet au Chili par la série, souvenons-nous 1) que cette culture machiste criminelle n'est pas si différente de celle du Mexique (par exemple Tijuana et Ciudad Juàrez sont considérées comme les "capitales mondiales du crime", principalement à l'encontre de femmes) et 2) que le Chili lui-même est, -faut-il l'oublier ?-, quand même le pays de ... Pinochet. La présentation du général à la retraite est d'ailleurs curieusement flatteuse : c'est sans doute le prix à payer pour bénéficier de subventions de l’État ...

    FERT VINCENT - Le 05 avril 2022 à 16:12